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Sac Kata 3N1-20

Cet article a été écrit pour le WikiNews de Declencheur.com.

Mise à jour le 16/12/2010 : La garniture de la sangle de mon sac commençant à se dégrader, formation de « bosses », j’en ai parlé à une représentante de Kata au salon de la photo. Elle m’a signalée que certain modèle présentait un problème à ce niveau et qu’ils étaient remplacés par le SAV. Je viens de recevoir un sac de remplacement. N’hésitez donc pas à contacter le SAV en leur envoyant une photo du problème et de l’étiquette du sac. Bravo à Kata pour la qualité du SAV !

Photo (c) Kata

Introduction

Voici un test de terrain d’un produit dont on a parlé ici il y a quelques mois :

« Parmi les nouveautés de la gamme DPS (Digital Photo Series), les sacs 3n1 (3 en 1). Ce sont des sacs à dos sling (bandoulière d’après les termes de Kata). Lorsque vous avez besoin de votre matériel rapidement, portez le sac en sling (bandoulière) : vous pourrez le faire pivoter d’arrière en avant très rapidement pour accéder au matériel. Pour de plus longues marches où vous ne photographiez pas, il est facile de transformer le sac en sac à dos, ce qui répartira mieux le poids, puisque 2 épaules le supporteront au lieu d’une.

3 références pour les sacs 3n1 puisqu’ils se déclinent en 3 tailles :

* KT D-3N1-10 : L 22cm, l 16,5cm, H 41cm (dimensions externes)

* KT D-3N1-20 : L 23,5cm, l 19cm, H 44cm (dimensions externes)

* KT D-3N1-30 : L 32cm, l 19cm, H 45cm (dimensions externes). »

Mise à jour le 19/12/2010 : Il y a en fait 6 version maintenant car s’y ajoute les modèles avec pochette pour ordinateur : 3N1-11, 3N1-22, 3N1-33.

Pour mieux comprendre, vous pouvez regarder cette petite vidéo de Bogen Imaging.

Photo (c) Kata

Le modèle 3N1-20 sera probablement le plus vendu car correspondant, à mon avis, aux besoins de la majorité des photographes amateurs.

Photo (c) Kata

Hauteur externe : 44cm

Largeur externe : 23,50cm

Profondeur externe : 19cm

Hauteur interne : 30cm

Largeur interne : 22cm

Profondeur interne : 16cm

Poids : 1,22kg

Le sac est souple, si votre matériel fait un peu plus que ces dimensions cela devrait passer.

La garantie est de 2 ans pour les fermetures et boucles, 5 ans pour le reste, extension de garantie à vie gratuite sur le site de l’importateur Kata.

A propos de Kata

Les créateurs de Kata sont des anciens combattants d’élite des forces de défense israélienne qui ont ensuite fabriqué du matériel pour les forces spéciales, avant de se tourner vers le grand public en 1992 (source : Kata-bags).

En 2005, Kata a rejoint le groupe Vitec qui possède également, entre autres, les marques Gitzo et Manfrotto, ainsi que le distributeur Bogen Imaging. Kata produit également les sacs « National Geographic ».

Test sur le terrain

A propos de ce test

C’est mon premier vrai sac photo. Avant j’utilisais un petit sac à dos aménagé avec de la mousse. Ce test a débuté par un prêt de Bogen Imaging, puis j’ai acheté le sac. A l’heure où je publie ce texte 4 mois se sont écoulés. Il a donc été éprouvé sur le terrain lors de nombreuses sorties photo. En particulier, une semaine complète d’utilisation touristique à Vienne avec le sac sur le dos toute la journée.

J’ai particulièrement apprécié le coté modulable du sac. En effet, il peut être porté en bandoulière, en sac à dos et en croisée.

Autres avantages : il est utilisable par les gauchers ou droitiers suivant la façon dont on aménage l’intérieur et dont on attache les sangles.

Les sangles non utilisées se rangent dans la doublure du dos du sac sans provoquer d’inconfort.

Les fermetures éclair sont conçues pour que l’on puisse tirer sur les rabats pour les ouvrir, ce qui est bien pratique.

Il y a plusieurs poignées au dessus :

  • Une grosse rembourrée pour rendre le portage confortable.
  • Une petite classique pour accrocher le sac sous un trépied ou le prendre, si on a déjà d’autres sacs en main.
  • Plus un anneau métallique pour y accrocher toutes sortes de choses : il est fait pour le porte-trépied, non fourni (voir plus bas).

Ce type de sac demande tout de même de l’habitude, au début on ne le met pas correctement et on mélange les sangles. Il y a d’ailleurs un code couleur pour s’y retrouver et un mode d’emploi. Ce dernier est Visible en ligne.

L’essai m’a convaincu qu’un sac bandoulière n’est pas adapté à une journée de balade si on a du matériel un peu lourd. Avoir tout le poids sur une épaule est très vite fatiguant.

Ce sac permet de mettre en place la seconde bandoulière pour répartir le poids sur les deux épaules tout en permettant de repasser en position ventrale facilement. Cette position a quand même des inconvénients :

Les poches du blousons sont moins accessibles.

La respiration est un peu gênée puisque les sangles appuies sur le thorax, ce n’est perceptible qu’en cas d’effort physique ou avec un sac bien chargé.

La position sac à dos est préférable dans ce cas. Elle l’est également si vous avez besoin de retirer souvent le sac. Pour prendre les transports en commun par exemple. En effet, mettre ou enlever le sac est moins pratique en bandoulière qu’en sac à dos car il faut le passer au dessus de sa tête. Quand on a des lunettes et une casquette, cela complique un peu l’opération.

Il y a une sangle ventrale permettant de répartir le poids sur les hanches. Elle a aussi l’utilité d’éviter que le sac ne bascule au dessus de la tête en cas de chute ou de position acrobatique. Ce qui peut se produire même avec les sangles croisées sur la poitrine.

Personnellement, j’ai l’habitude de porter mon appareil en bandoulière. J’en profite pour vous conseiller de changer la courroie d’origine de votre boitier pour une à longueur variable, c’est vraiment plus pratique car elle s’adapte aux vêtements et à la façon de porter le boitier. De cette façon, je peux ranger l’appareil dans le sac tout en le gardant en bandoulière et cela ne gêne pas la rotation du sac. Je me permets même de ne pas fermer les zips puisque l’appareil est sécurisé par sa sangle.

En position ventrale, le sac peut servir de stabilisateur car on peut y poser les coudes.

Chose pratique quand on part en voyage, le sac possède une sangle pour l’accrocher à une valise à roulette. Kata propose même un chariot dédié !

Le sac est compatible avec le système Modi-Vers. Ce sont des kits d’aménagement vendus séparément par Kata qui permettent de réaliser des séparations parfaitement adaptées à ses besoins, car on coupe la longueur que l’on veut :

Photo (c) Kata

Cependant le sac est vendu avec des séparateurs qui devraient vous convenir. On peut ranger 5 objectifs, sans compter celui monté sur le boitier ! Mais ce n’est valable que pour des petits objectifs.

Il y a un grand nombre de séparateurs amovibles. Ils sont placés de cette façon à l’origine :

Photo (c) Kata

Mais ce n’est pas pratique pour le mode « bandoulière », mieux vaut retourner les séparateurs pour que le matériel reste facilement accessible :

Au départ, j’avais retiré les trois petits séparateurs pour sortir avec un Canon 40D, un 70-200 f/4, un Tamron 17-50 f/2,8 et un flash. Finalement j’ai remis des séparateurs sur le côté ce qui me permet de ranger :

  • Canon 40D
  • Tamron 17-50 f/2,8
  • Canon 70-200 f/4
  • Canon 50mm f/1,8 avec des bagues allonge
  • Flash Sigma 500
  • Bouteille d’eau et housse anti-pluie
  • Soit pas loin de 5Kg de matériel et tout cela tient facilement dans le compartiment dédié.
  • Si besoin, un petit boitier de secours type 350D peut tenir dans un emplacement pour objectif.

Exemple :

Le sac n’étant pas rigide, il y a de la marge de manœuvre pour y ranger toutes sortes de choses. Par exemple j’ai pu faire tenir un petit trépied (BILORA Digi Pod 492) dans la largeur du compartiment.

Autre exemple, Ron Risman y range :

  • Caméscope Canon HG10
  • Deux boitiers reflex Canon (350D et 400D)
  • Quatre objectifs (18-200, 10-20mm, 50mm ou 18-55mm, Lensbaby)
  • Flash Canon 430EX
  • Télécommande
  • Réflecteur pliant
  • Filtres
  • Carte Balance des blancs
  • Batteries
  • Carte mémoire

Par contre, on ne peut pas y ranger un Canon 5D Mark II avec un 70-200 f/2.8, il ne manque pas grand chose, (1 cm ?), mais ce pas-grand-chose oblige à passer au 3N1-30 qui est beaucoup plus large.

Pour les gros téléobjectifs, il est possible d’ouvrir le compartiment supérieur, pour ranger le boitier plus le télé verticalement. Le sac ne contiendra alors rien d’autre :

A noter que cette séparation, même fermée, peut laisser passer des piles ou autres petits objets dans le compartiment de l’appareil :

L’intérieur du sac est jaune pour facilement y retrouver ses affaires, même quand il fait sombre, ce qui est très pratique. Mais c’est voyant et une éventuelle tache se verra plus.

Le sac est livré avec une housse anti-pluie pratique et efficace. Elle n’est pas intégrée au sac, elle se replie sur elle-même comme un K-Way, il ne faut donc pas l’oublier quand il risque de pleuvoir ! On peut l’utiliser pour « caler » un objectif.

Facile à utiliser avec des gants, les attaches sont larges et les fermetures ont des tirettes.

Kata m’avait prêté une housse pour trépied. Mais après l’avoir rendu, j’ai quand même réussi à y accrocher un trépied de cette façon :

En haut :

En bas :

Inconvénients

Si vous êtes une femme, le mode bandoulière pourrait ne pas vous convenir pour des questions de morphologie, à essayer avant donc !

Kata m’a cependant indiqué que : « Il se trouve que la conceptrice des sacs Kata est une femme, responsable de la R&D en Israël. Les renforts coulissants sur les sangles servent à les positionner à l’endroit où il y aurait une gêne. »

Le velcro du rabat en mode bandoulière est équipé de scratch, pour pouvoir être en mode gaucher ou y accrocher la pochette à carte mémoire.

Mais si on n’y met rien, les rabats maintenant les objectifs en place ont tendance à s’y accrocher. Il faudrait prévoir un morceau de toile scratch pour les « neutraliser ».

La pochette de carte mémoire peut jouer ce rôle mais elle est gênante par son épaisseur quand il y a un objectif long (type 70-200 f/4 => 19 cm) monté sur le boitier.

Le rabat du compartiment supérieur aurait pu être mieux pensé : pas de velcro pour y accrocher la pochette de carte mémoire. Ni de poche zip pour y ranger des papiers. Seulement une petite poche filet dans le bas.

Le sac n’a aucun renfort rigide, ce qui ne l’empêche pas pourtant de garder sa forme, même vide, en raison de son rembourrage.

On regrettera aussi le manque de « support » sous le sac, pour éviter de le salir en le posant par terre. Attention donc aux endroits humides et/ou poussiéreux. Il faut reconnaître que cela lui permet de rester léger et il tient quand même en position quand on le pose.

Il n’est pas facile de ranger une revue dans le sac. Mais c’est quand même possible. Les petites revues type « Image & Nature » peuvent être rangées au dessus de l’appareil photo. Pour les grandes, type « Réponses Photo », ça passe mais elles souffrent un peu.

Le modèle 3N1-22 propose une poche pour ordinateur portable pour résoudre ce problème.

Je regrette l’absence de filet élastique permettant de ranger une bouteille d’eau à l’extérieur du sac. Mais il est vrai que je ne vois pas bien où Kata pourrait la placer vu qu’il y a des poches partout ! Il faudra donc la mettre soit dans la poche du haut, soit à la place d’un objectif.

Améliorations envisagées

Bogen Imaging m’a indiqué en mai 2009 que les améliorations suivantes étaient à l’études :

  • Un scratch au niveau des boucles de fixation (au niveau de l’accès rapide) pour supprimer la fente entre les deux fermetures, et offrir la possibilité d’ouvrir la fermeture complètement, ce qui permettra d’avoir un compartiment plus accessible, notamment la partie du haut. Le modèle que j’ai acheté en mai 2009 ne comportait pas cette amélioration. Celui reçu du SAV en novembre 2010 si.
  • La fourniture du porte trépied. C’est en discussion mais il n’est pas sûr que cela aboutisse. Cet accessoire est proposé a part : voir ici. J’ai pu l’utiliser lors du test. Il faut un trépied vraiment léger car quand un trépied est accroché dans le porte trépied il est un peu difficile de refermer le sac car le pied « tire dessus » à cause de son poids.
  • Le compartiment ordinateur est maintenant disponible sur une autre version : 3N1-22.

Le sac que j’ai acheté au mois de mai 2009 ne contenait aucune des améliorations mentionnées ci-dessus.

Le prix public conseillé est de 126€ mais on peut le trouver en magasin sur Paris à 99€.

Conclusion

Pour information, Chasseur d’Images a publié un test sur les sacs photo dans son numéro 313 de mai 2009. Le sac 3N1-20 s’est vu attribué « 5 étoiles », soit la note maximale. Chasseur d’Images est satisfait de la qualité de fabrication, de la conception du sac ainsi que de son accessibilité. Cependant, il regrette la fermeture à glissière qui peut faire entrer la poussière, ainsi qu’un intérieur jaune trop voyant.

Bibliographie

Sites officiels

Vidéos

Autres tests